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Les réserves naturelles

L'organisme s’occupe également des deux Réserves Naturelles qui ont été créées respectivement en 1980 (pour la réserve de Chianocco) et en 1998 (pour la Réserve de Foresto), elles se trouvent sur la gauche, au milieu de la Vallée de Suse.

Les réserves sont nées dans le but de protéger les Gorges, c’est-à-dire des failles profondes dans lesquelles un procédé d’érosion est continuellement actif, avec des ravins, des précipices, des couloirs et des surplombs où se développent des itinéraires excursionnistes.

Les deux réserves sont caractérisées par un climat méditerranéen qui donne à ces lieux une position idéale pour des randonnées même en plein hiver. Elle permet à différentes plantes comme le genévrier cade (juniperus oxycedrus) ou le chêne vert de trouver le lieu idéal pour s’y développer ainsi que pour certaines espèces animales comme les oiseaux qui peuvent s’y réfugier.

La Réserve de l'Orrido di Chianocco



La Réserve de l’Orrido di Chianocco, a été instituée dans le but de protéger l’unique station spontanée de chêne vert qui s’est développée sur un territoire de plus de 49 ha entièrement sur la commune de Chianocco.

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La Gorge, une profonde incision d’une dizaine de mètres de large et d’une profondeur d’environ 50 mètres, a été creusée par le torrent Prebèc dans une roche carbonate caractéristique de cette partie de la Vallée de Suse et d’un petit vallon qui se trouve au-dessus. Il ne faut pas oublier de dire que tout le vallon du torrent Prebèc offre des paysages et un milieu où il est possible d’observer les phénomènes d’érosion ainsi que les ouvrages importants réalisés par l’homme dans le but de mieux les maitriser. 
Le Prebèc nait à 2400 mètres et s’enfile dans la gorge au milieu de dépôts morainiques et crée ainsi une profonde incision en forme de "V" d’une largeur de 150 mètres et d’une longueur de 700 m, appelée "Gran Gorgia". Il forme de caractéristiques pyramides d’érosion appelées "chouqué". Au-dessus du village, dans la partie finale du torrent, on peut observer le mur de calcaire creusé, lui donnant une forme particulière, ressemblant à une gourde et, sur les reliefs de la paroi à pic, on peut y voir encore la trace de restes de marmites de géant.

L'exposition plein sud et le climat caractérisé par des températures estivales assez élevées, avec en hiver de faibles chutes de neige et de maigres précipitations ont permis le développement de la vie de différentes plantes considérées comme typiques d’un climat méditerranéen, assez rares dans le Piémont et sur les reliefs préalpins. La plus facile à observer, est le chêne vert, mais dans la réserve on peut signaler d’autres espèces rares en Piémont et caractéristiques de climats méditerranéens ou steppiques :

Adiantum capillus-veneris, Asplenium fontanum, Thesium divaricatum, Prunus mahaleb, Ononis pusilla.

Vue la surface limitée du territoire protégé, la faune ne présente pas d’intérêt particulier, mais on peut citer le corbeau impérial, le crécerelle et le choucas des tours qui nichent sur les paroi de la gorge.

De récentes fouilles ont permis de découvrir un certain intérêt archéologique de la zone, avec la découverte de restes remontant à une période entre l’âge du cuivre (IV-III mille ans av. J.C.) et l’âge du bronze (environ 1500 ans Av. J.C.).
Au bas de la réserve, à Chianocco, vous pourrez trouver des témoignages historiques et artistiques comme les deux maisons-fortes moyenâgeuses, le clocher de l’église de Saint Pietro et Paolo de style roman datant du XI siècle et la petite églises rurale de Saint Ippolito avec ses fresques du XV siècle.

Réserve naturelle spéciale Orrido di Foresto

La Réserve de l’Orrido di Foresto, a été instituée dans le but de protéger le genévrier cade que l’on trouve sur un territoire de 200 ha, sur les communes de Bussoleno et Susa. On y trouve cette gorge magnifique creusée par le torrent rio Rocciamelone bordée par les bastions de calcaire qui alternent avec les prairies xériques.

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Son intérêt est principalement botanique, avec de nombreuses espèces provenant d’une flore diversifiée, aussi bien steppique que méditerranéenne. L’espèce la plus surprenante est le genévrier cade, facilement observable et reconnaissable, mais beaucoup d’autres espèces sont singulières : Crupina vulgaris, Leuzea conifera, Ephedra helvetica, Fumana ericoides.

Un autre motif d’intérêt important pour sa protection est la présence de nombreuses espèces d’orchidées, environ une vingtaine, parmi lesquelles la Cephalanthera rubra et le Limodorum abortivum.

La végétation que nous observons aujourd’hui est le fruit d’oscillations climatiques d’une période postglaciaire où s’alternaient des périodes de froid et chaud, sec et humide. Ainsi elles ont créé les conditions idéales pour l’apparition de plantes de provenances géographiques différentes. On peut donc également y admirer la présence du bouleau, du pin sylvestre, du chêne, du noisetier, du chêne-vert et du cade.

Les herbes sauvages ont subi le même sort et dans les zones xérothermiques on peut y trouver des graminées typiques de la steppe de l’Europe de l’Est qui grâce à leur capacité de résistance à des étés secs, ont trouvé ici des conditions idéales. Parmi les plus intéressantes : la Cleistogenes serotina (Diplachne ser.), la Trisetaria cavanillesii et surtout le splendide Stipa capillata et Stipa pennata qui, en fin d’été déploient au vent leurs beaux plumeaux argentés. On signale également une des espèces steppiques, la petite sauge sauvage (Salvia aethiopis) et la Crupina vulgaris.

On en profitera pour signaler également des espèces assez rares comme la Leuzea conifera (Centaurea conifera), avec des fleurs vermillon ainsi qu’un rare arbuste la Ephedra helvetica, qui se trouve seulement sur les Alpes en vallée de Suse et de Cogne, et près de Trento et dans les vallées suisses.

N’oublions pas de citer les orchidées sauvages, protagonistes de floraisons exceptionnelles.

Parmi les nombreux exemplaires, rappelons la Cephalanthera rubra, l'Orchis purpurea, l'Orchis coriophora, l'Anacamptis pyramidalis, l'Ophrys myodes, l'Ophrys fuciflora, l'Orchis tridentata, la Cephalantera ensifolia et le Limodorum abortivum.

En ce qui concerne la faune, dans le territoire de la réserve on peut y rencontrer des chevreuils, des sangliers, des blaireaux et des renards et on pourra même observer facilement le chamois. Mais ce sont les oiseaux qui représentent un rôle important. Les rapaces sont très nombreux et facilement observables car ils utilisent les courants chauds ascensionnels qui se forment près des rochers : la buse, le crécerelle, l’épervier et le plus rare circaète jean-le-blanc. La présence du merle bleu, de l’alouette lulu et du bruant ortolan nous rappellent les caractéristiques climatiques des lieux.

Un intérêt tout particulier est porté à l’archéologie dans la Réserve. Pour témoigner de la présence très ancienne de l’Homme, on peut y trouver des pétroglyphes dans toute la zone ainsi qu’un ancien temple près de Foresto, édifié à l’époque romaine et dédié à la Matrone

Arguments :

Evoluzione climatica e specie Evolutions climatiques et espèces

Le incisioni e le pitture rupestri Les pétroglyphes et les peinture rupestres



Evolutions climatiques et espèces

Les glaciations du quaternaire ont repoussé à des latitudes plus basses dans la plaine du Pô toutes les espèces végétales qui n’étaient pas adaptées au climat arctique ou à l’altitude en montagne, tout en éloignant génétiquement les espèces préexistantes.

La flore qui a ensuite recolonisé les Alpes après la troisième et dernière oscillation climatique de la dernière glaciation de Wurm, il y a environ entre 10-12.000 ans, était beaucoup plus homogène par rapport à celle que l’on peut trouver aujourd’hui.

La végétation que nous voyons aujourd’hui est le fruit d’oscillations climatiques d’une période post-glaciale qui alternait des périodes de froid et de chaud, de sec ou humide, et qui a créé les conditions idéales pour l’apparition de plantes de provenances géographiques différentes car le climat avait bien les mêmes caractéristiques indispensables. Les changements successifs ont ensuite permis de les piéger et de cette façon de témoigner des climats du récent passage géologique.

En résumé, les fonds de la vallée ont tout d’abord été recolonisés par la végétation des prairies alpines, puis par le bouleau. Ensuite, le pin sylvestre originaire de Sibérie est apparu car il s’adapte très bien aux climats secs et froids. Dans une phase successive, entre 5000 et 3500 ans Av. J.C., le climat redevint sensiblement plus chaud qu’aujourd’hui, favorisant ainsi des espèces méditerranéennes comme le chêne, le noisetier, le chêne-vert et le cade.

Un refroidissement successif et une augmentation du taux d’humidité ont créé les conditions favorables à l’arrivée du hêtre et du sapin dans les régions atlantiques. Ensuite, le climat est redevenu un peu plus chaud et sec.

A l’époque moderne, les oscillations climatiques ne sont plus aussi amples qu’avant l’an 1000 et la végétation méditerranéenne que l’on connait aujourd’hui (comme olivier et amandier) est due à la culture de l’homme

Les pétroglyphes et les peintures rupestres

La zone qui se trouve entre l'Orrido di Foresto et Mompantero est riche de témoignages liés aux pétroglyphes rupestres et la concentration de graffitis martelés représente un complexe assez rare dans le Piémont.

Dans le reste de la vallée de Suse ces graffitis sont bien moins importants (surtout pour les cupules) mais ici on se trouve devant une concentration unique de pétroglyphes figuratifs. Ces incisions sont en général associées à une superficie rocheuse lisse, polie et moutonnée par les glaciers, en particulier sur des roches sédimentaires à grain fin.

Les principales zones d’art rupestre sont concentrées sur l’arc alpin, la Valcamonica et la vallée des Merveilles.

Dans la zone de Mompantero les supports utilisés sont des claques de calcaires phyllosilicates, appelés aussi calcaires phyllades. Il s’agit d’une roche à structure granulaire fine, d’une superficie plate qui se prête bien aux incisions.

Les figures peuvent être confrontées aux manifestations d’art rupestre du versant français du Montcenis et de la Maurienne et peuvent être regroupées en quatre sections :

Spirales et méandres – ce sont les représentations plus antiques, suivies de représentations successives de haches qui pourraient remonter à la fin de l’âge du bronze.

Haches – La date qui a été retenue va de la fin de l’âge du fer au début de la période romaine, sur la base d’un examen morphologique. Il s’agit de représentations de haches de guerre appartenant à la tribu Celte des Segusi.

Cupules – elles sont présentes en nombre limité et sont difficilement datables. Les théories plus récentes les situent dans un espace chronologique oscillant entre le Bronze et l’époque moderne, en passant par le haut moyen-âge.

Figures anthropomorphes – on peut trouver aussi bien des graffitis que des peintures rupestres en particulier.

Les trois superficies recouvertes de peintures murales présentent une ressemblance étonnante entre elles et une grande partie des sujets représentés suit un thème iconographique typique de l’art rupestre à l’âge du fer : la guerre.

Le style des figures et la typologie des armes dessinées semblent confirmer une datation entre le

VI et V siècle Av. J.C.

La peinture rupestre découverte par A. Arcà et A. Fossati en 1991 est très originale car elle est dessinée sur une grande roche avec des guerriers et elle semble indiquer une zone sacrée, peut-être liée à la présence de l’eau.

D’autres figures anthropomorphes gravées semblent appartenir à la période gallo-romaine. Vous trouverez d’autres informations disponibles en consultant l’archive du projet "Archivio Online" (GRCM-Regione Piemonte), à l’adresse suivante :

http://www.rupestre.it/archiv/3/ar40.htm

http://www.rupestre.net/archiv/2/ar28.htm

Un matériel analogue se trouve à l’intérieur du projet EuroPreArt (database d’art préhistorique, financé officiellement par la Communauté Economique Européenne) à l’adresse suivante :

http://www.europreart.net/preart.htm



Parcs à déguster

LA BIODIVERSITE A TABLE

Les Parcs des Alpi Cozie s’engagent à valoriser les activités agro-sylve-pastorales ainsi que leurs produits typiques, en relation avec la tutelle et la gestion des environnements naturels qui représentent l’habitat nécessaire à la conservation et à l’enrichissement de la biodiversité.

Parchi da Gustare est une initiative promue par la Regione Piemonte, qui entraine dans ce projet 39 Espaces protégés et les 12 organismes de gestion. Elle a été pensée afin de valoriser et préserver le riche patrimoine de saveurs et de savoirs qui reflète la tradition et son environnement.

Le cœur du projet, c’est un ensemble de produits provenant des parcs piémontais ainsi recensés :

77 fromages

50 vins

46 pâtisseries

41 charcuteries

31 légumes et légumes secs

29 races locales

25 espèces régionales de fruits

22 liqueurs

48 autres produits.

PRODUITS PHARES (BANDIERA), les excellences des parcs

Les Aree Protette Alpi Cozie, avec ses 18.300 ha de superficie, représentent un territoire très diversifié qui compte aussi bien des zones de montagne que de colline et de ce fait offre une série de produits tout à fait différents selon le site de production. Dans les trois parcs situés en zone de montagne (le parc naturel Gran Bosco de Salbertrand, le parc naturel de la Val Troncea, le parc naturel de l’Orsiera Rocciavrè) on conserve l’utilisation des alpages ainsi que la transformation traditionnelle de produits laitiers. De cette façon, on valorise certains fromages produits dans les zones protégées. On a donc créé un logo spécifique “ formaggio tipico delle Alpi Cozie”.

Sur ces terres on valorise d’abord une économie alpine traditionnelle liée aux produits locaux. En plus de l’élevage et de la transformation des produits laitiers, on pourra trouver une large production de miels liée à différentes floraisons ainsi qu’une culture de la pomme de terre bien développée (avec ses variétés anciennes).

Le territoire de colline, constitué par le Parco naturale dei Laghi di Avigliana, est excellent pour les cultures maraichères (oignon plat de Drubiaglio) pour la culture d’anciennes variétés de maïs (l’Ottofile rosso, le Pignoletto giallo et rosso), pour la production de miels (différentes variétés selon la saison) mais aussi pour la pêche sportive.

Décharger le depliant Parchi da gustare - Parchi Alpi Cozie