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Les parcs naturels

Il y a 4 parcs naturels à l’intérieur du système Parchi Alpi Cozie (qui ont été créés en 1980) sur une superficie totale de plus de 18 000 hectares, sur un ample territoire qui s’étend de la plaine jusqu’à presque 3.280 m d’altitude à la Punta Rognosa de Sestriere dans le Parc della Val Troncea (ou 3538 m d’altitude pour le sommet du Rocciamelone, qui se trouve dans le SIC homonyme lui aussi géré par l’organisme).

Le Parco naturale dei Laghi di Avigliana est un parc d’eau mais il y a aussi trois parcs naturels de montagne - Parco naturale della Val Troncea, Parco naturale dell'Orsiera Rocciavré et Parco naturale del Gran Bosco di Salbertrand.

Le Parco naturale dei Laghi di Avigliana s’occupe principalement de la tutelle de la zone humide des Mareschi, mais aussi de la réhabilitation des conditions hydro biologiques des lacs en particulier en limitant la pollution et en revalorisant la zone, grâce à une étroite collaboration avec la ville de Avigliana.

Les parcs naturels Val Troncea, Orsiera Rocciavré et Gran Bosco di Salbertrand s’occupent de la tutelle de l’environnement typiquement alpin, principalement en protégeant la nature mais également l’histoire du territoire où l’on trouve d’importants ouvrages militaires, des routes et d’anciennes constructions militaires ; il s’agit de lieux très importants pour l’histoire où des batailles se sont déroulées. On y trouve aussi des mines d’extraction, des glacières et des lieux imprégnés d’histoire gravée par l’homme. https://www.parchialpicozie.it/page/view/parco-naturale-della-val-troncea/

Parco naturale della Val Troncea

Carte d'identité

Superficie : 3.280 ha

Région : Piémont

Province : Torino

Commune : Pragelato

Création : Loi Régionale n. 45 du 16/05/1980

Liste officielle AP : EUAP0217

Organisme de gestion : Ente di gestione delle aree protette delle Alpi Cozie

C.F. 94506780017

Décharger le Dépliant du Parco (4,8 Mb).

Les bureaux et le centre de visite du Parco naturale della Val Troncea se trouvent à Pragelato (TO) au hameau La Ruà, Via della Pineta - Tel. 0122/78849.

La vallée des fleurs, l’émerveillement en couleur

Le territoire Parco naturale della Val Troncea, est situé au cœur des Alpes Cottiennes, et s’étend sur une superficie de 3 280 hectares qui occupent le sommet du bassin hydrologique du torrent Chisone. Les sources se trouvent sur les sommets du Barifreddo et Appenna, son périmètre est délimité en grande partie par des sommets de trois milles mètres d’altitude qui se trouvent totalement sur la commune de Pragelato (propriétaire à 89% de ces terrains).

La vallée s’est formée sous l’effet des glaciers et des phénomènes d’érosion qui sont encore en cours aujourd’hui.

La végétation est constituée de forets de mélèzes parfois en association avec le pin cembro. Le bois de pins à crochet (pratiquement pur) qui se trouve au-dessus de Seytes, est particulièrement intéressant. Au fond de la vallée on y trouve de rares bouleaux mais également des trembles de la famille des peupliers.

Depuis le XVII, le bois de la foret a été exploité en particulier pour la construction de la forteresse de Fenestrelle et pour les galeries des Mines du Beth. De ce fait on y trouve un paysage très caractéristique avec de nombreux « bosquets ».

Au-dessus de la foret on découvre un tapis couvert de fleurs des Alpes qui a donné le nom de Valle dei Fiori. La flore alpine est constituée de plusieurs espèces liées à des sols différents, comme l’édelweiss, l’aster des Alpes, l’astragale des Alpes, la pensée des Alpes, mais aussi la renoncule des Pyrénées, le rhododendron, le myrtille des marais, la soldanelle, le saule réticulé, le thlaspi de montagne, le populage des marais, l’épilobe de Fleisher, l'avoine, la grande gentiane, la dryade, le silène acaulis ou coussin vert, la violette de Moncenis…

La faune est typiquement représentée avec le chamois mais aussi avec de nombreuses espèces comme le sanglier, le bouquetin (réintroduit dans le parc dans les années 80), le chevreuil, le cerf, la marmotte, le campagnol des neiges, le lérot, le loup, le renard et l’hermine.

Parmi les oiseaux, nous rappelons la présence de l’aigle royal, le faucon pèlerin, le crécerelle, la chouette de Tengmalm, le casse-noix moucheté, le lagopède alpin, le pic épeiche, le cincle plongeur, le tichodrome échelette, le grimpereau des bois, la bergeronnette grise et le bec croisé.

https://www.parchialpicozie.it/page/view/parco-naturale-orsiera-rocciavre/

Parco naturale Orsiera Rocciavrè

Carte d'identité

Superficie : 10.947 ha

Région : Piemonte

Province : Torino

Communes : Bussoleno, Chianocco, Coazze, Fenestrelle, Mattie, Meana di Susa, Roure, San Giorio di Susa, Susa, Usseaux, Villar Focchiardo

Institution : Loi Régionale n.66 du 30/05/1980

Liste officielle AP : EUAP0223

SIC/ZPS : IT1110006 Orsiera Rocciavre'

Organisme de gestion : Ente di gestione delle aree protette delle Alpi Cozie

C.F. 94506780017

Déchargez le Depliant del Parco (5,5 Mb)

Les bureaux du Parco naturale Orsiera-Rocciavrè sont à Bussoleno, Via Massimo d'Azeglio 16, Tel. 0122.47064 et à Fenestrelle, dans le hameau de Mentoulles, Via Nazionale 2, Tel. 0121.83757.

Un Parc pour Quatre saisons

Le Parc se situe sur les Alpes Cottiennes Septentrionales, sur le territoire des vallées Chisone, Susa et Sangone.

Les limites de la zone protégée courent en moyenne sur une altitude de 1.400 m et les sommets les plus importants à l’intérieur du parc se trouvent à près de 3.000 m : Monte Orsiera (2.890 m), Monte Rocciavrè (2.778 m) et Punta Rocca Nera (2.852 m).

Le massif de l'Orsiera-Rocciavré est constitué de roches d’origines diverses mais toutes issues bien sur de l’orogenèse alpine. Une grande partie de ces roches, y compris les sommets principaux, est constituée d’ophiolites ou de pierres vertes. D’autres roches, provenant de la couche continentale, se trouvent à la périphérie du massif.

L’histoire "récente" des montagnes du Parc est caractérisée par la transformation advenue avec l’érosion. L’action des glaciations de l’époque Quaternaire est évidente, en observant la moraine de fond, les lacs glaciers et les moraines frontales (Lac Chardonnet, Lac de Laus et Lac La Manica, Lac Sottano, Lac Soprano), les roches moutonnées et les vallées en forme de "U". On y trouve également des accumulations de détritus de moraines et des glissements ; au cœur du Parc, la dépression de Cassafrera est particulièrement suggestive avec ses gros blocs erratiques qui tapissent le sol, malgré qu’aujourd’hui on ne retrouve plus dans le Parc les conditions essentielles pour la formation de glacier, ni de petits névés permanents.

L'altitude du zéro thermique moyen est en hiver à environ 1.700 mètres. Sur le territoire on note des précipitations relativement pauvres, certainement parmi les plus basses de l’Italie Nord-occidentale. On enregistre en moyenne un pic au mois de mai et au mois d’octobre et un minimum au mois de janvier et au mois de juillet.

Le paysage du Parc est particulièrement intéressant car le territoire protégé couvre une bonne largeur altitudinale, mais aussi que parce que les trois vallées ont des caractéristiques climatiques et pédologiques différentes.

Les caractéristiques géomorphologiques du parc ont permis à plusieurs espèces de trouver un habitat satisfaisant et en effet on peut y trouver une faune diversifiée :
Mammifères : le campagnol roussatre, la souris de terre, le mulot à collier, le lérot, l’écureuil, le loir, le hérisson, la belette d’Europe, la martre, le blaireau, la musaraigne, la musaraigne naine, l’hermine, le lagopède, la perdrix des Alpes, la marmotte, le chamois, les mouflons, les bouquetins, le renard, le sanglier et le loup.

Oiseaux : la mésange bleue, la mésange charbonnière, la mésange nonnette, le geai, le pic rouge, le tichodrome échelette, le troglodyte mignon, le pouillot veloce, le merle, la chouette hulotte, l’autour des palombes, l’épervier, la mésange noire, la mésange boréale, la mésange huppée, le roitelet huppé, le grimpereau des bois, le bec croisé, le bouvreuil pivoine, le casse-noix moucheté, la chouette de Tengmalm, l’alouette, le tarier des prés, la linotte, le pipit spioncelle, le traquet motteux et le queue rouge, le choucas, la crave à bec rouge, le tichodrome échelette, le corbeau impérial, le crécerelle, l’aigle royal, l’hirondelle des rochers, mais aussi le tétras lyre , le merle à plastron, l’accenteur mouchet, la fauvette babillarde et le sizerin cabaret.

Les lacs alpins sont habités par des espèces locales comme la grenouille rousse, l’omble de fontaine, la truite fario.
 

ARGUMENTS :

La geologia La géologie

Le praterie Les prairies

Ambienti rocciosi Les rochers

Ginepro nano Le genévrier nain

Lariceto Les forets de mélèzes

Pino silvestre Le pin sylvestre

Rododendro e mirtillo Rhododendron et myrtilles

Ontaneto Aulne

Faggeta Hêtraie

Vallette nivali Etage alpin

Elenco floristico (PDF)Liste des plantes

Ungulati Ongulés

Marmotta Marmottes

Galliformi Galliformes

Formica rufa Fourmis rufa

https://www.parchialpicozie.it/page/view/parco-naturale-dei-laghi-di-avigliana/

Parc naturel des lacs de Avigliana

Carte d'identité

Superficie : 409,39 ha

Région : Piemonte

Province : Torino

Communes : Avigliana

Institution : Loi Régionale n. 46 du 16/05/1980

Liste officielle AP : EUAP0205

Organisme de gestion : Ente di gestione delle aree protette delle Alpi Cozie

Déchargez le Depliant del Parco (3,5 Mb)

Le bureau du Parc se trouve à Avigliana, Via Monte Pirchiriano n.54 - Tel. 011.9313000 - 9341405 - 011.4326589

Le parc aux pieds de la Sacra

Le Parco naturale dei Laghi di Avigliana, créé en 1980, se situe en début de la Valle di Susa, aux pieds du Monte Pirchiriano où se dresse l’ancienne abbaye la Sacra di San Michele, dans l’amphithéâtre de la moraine de Rivoli-Avigliana, à une vingtaine de kilomètres de Turin.

Ce territoire protégé de dimension assez contenue, connait une variété de sites et de situations écologiques où l’on retrouve trois biotopes différents mais très liés entre eux, avec deux bassins lacustres avec collines et la zone humide des Mareschi.

L'élément le plus caractéristique est représenté par les Laghi di Avigliana qui sont, en concert avec l’importante formation de moraines, un témoignage des deux dernières glaciations. Aujourd’hui, au seuil de leur onzième millénaire, le futur des Laghi di Avigliana dépend étroitement de la stratégie de récupération et requalification environnementale que l’homme saura mettre en œuvre.

Afin de protéger ce territoire, le parc développe différentes activités comme : la sauvegarde de la zone humide des Mareschi, la récupération des conditions hydro biologiques des lacs, le contrôle et la réglementation du territoire, la valorisation de la zone et le développement d’activités productives respectueuses de la qualité de l’environnement. Le parc ne propose pas seulement de protéger un coin de nature mais il veut aussi réaliser une étroite symbiose avec la ville Avigliana fondée sur le respect des équilibres naturels.

L'origine des laghi de Avigliana et de l’amphithéâtre de moraine remonte aux deux dernières grandes glaciations du pléistocène : celle du riss (230.000 ans) et celle de würm (120.000 ans). C’est au cours de cette dernière que l’on doit la formation de ces lacs.

Très probablement cette période glaciale a généré quatre bassins lagunaires, deux sont devenus la torbière de Trana et l’actuelle zone humide des Mareschi qui très rapidement ont été enfouis par les débris qui dévalaient des collines voisines.

Les poissons sont représentés essentiellement par les ciprinides (chevesnes, carpes, rotengle) mais aussi avec d’autres espèces comme : le grand brochet, le poisson chat, l’ablette, la tanche, la perche, la perche soleil et la perche truitée et l'anguille). Sur le territoire on peut trouver des centaines d’espèces de volatiles comme : milouin, fuligule, sarcelle, canard siffleur, gallinule poule d’eau, canard souchet qui sont liés étroitement au lac, en particulier en automne et en hiver. Le Lago Piccolo est particulièrement intéressant pour l’observation des col-vert, des foulques, des hérons cendrés et des cormorans. Parmi les animaux les plus caractéristiques, on trouvera le grèbe huppé.

Les bassins lacustres ont des caractéristiques qui les différencient l’un de l’autre. Le Lago Piccolo (60 ha, 356 m. d’altitude) déverse ses eaux dans le Lago Grande (90 ha, 352 m d’altitude), qui présente sans aucun doute des caractéristiques naturelles majeures car il est entouré de bois, de prés et par une ceinture de roseaux.

Arguments :

Rilievi collinari Reliefs et collines

Zona dei Mareschi Zone des Mareschi

https://www.parchialpicozie.it/page/view/parco-naturale-del-gran-bosco-di-salbertrand/

Parco naturale del Gran Bosco de Salbertrand

Carte d'identité

Dénomination : Parco naturale del Gran Bosco de Salbertrand

Région : Piemonte

Province : Torino

Communes : Chiomonte, Exilles, Oulx, Pragelato, Salbertrand, Sauze d'Oulx, Usseaux

Superficie : 3.774,74 ha

Institution : Loi Régionale n.51 du 20 mai1980

Liste officielle AP : EUAP0208

Site d’Intérêt Communautaire : Rete Natura 2000, SIC: IT1110010 "Gran Bosco di Salbertrand"

Décharger le Depliant del Parco (4,8 Mb)

Bureaux et centre de visite du Parco à Salbertrand, Via Fransuà Fontan, n.1 - Tel. 0122/854720

Nature et Culture en Alta Valle di Susa

La zone protégée du Parco naturale del Gran Bosco de Salbertrand se développe sur la droite orographique de la Val di Susa (Alpes Cottiennes Septentrionales), de 1000 mètres à 2700 d’altitude, sur la ligne de crête.

Elle a été créée en 1980 principalement pour protéger cette rigoureuse végétation et en particulier les précieuses forets d’épicéas, de mélèzes et de pins cembro. Elle est recouverte à 70% de bois, à 30% de prés et de prairies d’altitude.

Plus de 600 espèces de végétaux ont été recensées et une grande variété de milieux : en fond de vallée on retrouve des feuillus comme les frênes, les bouleaux, les érables, les aulnes, les châtaigniers et les hêtres, mais en s’élevant, on y trouve aussi le règne des conifères avec le pin sylvestre, le sapin, l’épicéa, le mélèze et le pin cembro.

Parmi les espèces végétales, nous signalons deux raretés : la Corthusa Matthioli et la Menyanthes Trifoliata.

La faune est particulièrement riche avec environ 80 types d’oiseaux nidificateurs comme l'autour des palombes, l’épervier, la buse et le crécerelle, l' aigle royal, la chouette hulotte, le hibou royal, la chouette effraie, le pic noir, la perdrix, le tétras lyre, la perdrix bartavelle, le casse-noisette moucheté) et 21 types de mammifères (lièvre, écureuil, marmotte ainsi que d’autres petits rongeurs, le renard, l’hermine, la martre, la fouine et le blaireau. On y trouve également quatre ongulés, le chamois, le sanglier, le cerf et le chevreuil. Il est important de signaler la présence du loup, documenté et étudié depuis 1997.

Depuis 1996, le Parco Naturale del Gran Bosco coordonne l'Ecomuseo Colombano Romean. 

Règlement et fonctionnement : Legge Regionale n.16 du 22.04.1991 (PDF) "Normes pour l’utilisation du Parco naturale del Gran Bosco de Salbertrand".