Nòvas d’Occitània    Nòvas d'Occitània 2017

invia mail   print document in pdf format Rss channel

Nòvas n.173 Decembre 2017

Un racconto per la veglia di Natale: l’Asino e il Bue

Un conte de Noël pour la veillée : l’Âne et le Boeuf

Un racconto di J. Calvet

Un racconto per la veglia di Natale: l’Asino e il Bue
italiano

L’inverno è lungo nelle nostre montagne. Un tempo, prima dell’arrivo del turismo e dello sci, ci si radunava per la veglia la sera intorno al camino, vicino agli animali che dormivano scaldando la stanza e la gente presente….

- Viene raccontato che l’asino e il bue alitavano sul Gesù bambino per scaldarlo, ma questo asino e questo bue, da dove venivano?

Qua vicino c’era un bravo contadino chiamato Riccardo. Era povero, era umile, non parlava con gli uomini e aveva finito per assomigliare quasi ai 4 animali che vivevano con lui: un gallo, una capra, un bue e un asino. Tutti quanti vivevano in una povera capanna, in un campo che non era di nessuno, perché anche i poveri hanno diritto a sedere da qualche parte. A via di vivere insieme, Riccardo e i suoi amici erano finiti per capirsi e per volersi bene. Riccardo parlava con loro e loro gli rispondevano.

Le bestie di Riccardo sentivano che il mondo cambiava: l’acqua del torrente, il vento negli alberi, i grilli e i rospi nei campi raccontavano un gran segreto.

Un mattino, mentre Riccardo guardava l’alba che assomigliava a una moneta nuova, il gallo arrampicato sulla capanna disse: “Gesù sta per nascere!” il bue ruminava nel prato alzò lentamente la testa e disse: “E dove, e dove?” La capra che pascolava mosse il campanaccio legato al colle e disse con la bocca piena: “A Betlemme! A Betlemme!” L’asino scalpitò di gioia, si rotolò per terra dicendo: “Andiamo! Andiamo!”

Riccardo che non aveva legami qui e che sognava sempre di viaggiare, pensò che avrebbe potuto trovare fiumi e prati facilmente, che la sua capra le avrebbe dato il latte che il bue e l’asino l’avrebbero portato a turno, che il gallo l’avrebbe svegliato e prima dell’alba s’incammino sulla strada.

Riccardo camminava quindi verso il sole…

Ne attraversò di paesi potete credermi! Ne ebbe di venture e di tutti i tipi, ma ogni volta uno dei suoi animali gli salvò la vita!

Seguì ruscelli e fiumi, oltrepassò i colli, attraversò i deserti, senza lamentarsi perché qualcosa nel cuore lo sorreggeva.

Un giorno però, la capra avendo solo più le pietre e l’erba corta da brucare fece un capriccio da capra e disse:

- Betlemme mi scoccia, io ritorno a casa!

Non aveva fatto neanche venti passi, un lupo uscì dal bosco e se la mangiò!

L’indomani, il gallo di cattivo umore non svegliò Riccardo… la povera capra era sua amica:
- Dopo tutto, cosa ne so se nascerà…!

Si alzò sulle sue zampe e disse con un tono solenne:

- Me ne torno a casa!

Non fece neanche venti passi, un’aquila le piombò addosso e se lo portò via.

Riccardo era triste. Anche lui rimpiangeva la capanna ma non osava dirlo a causa del lupo e dell’aquila.

Un giorno però, esausto in mezzo al deserto, si coricò sulla sabbia all’ombra dell’asino e sussurrò:

  • Voglio tornare a casa! Voi andate dove volete.

E si addormentò, probabilmente morì di sete. L’asino e il bue continuarono a camminare verso il sole ma non sapevano niente. Il bue aveva detto: “E dove?” L’asino aveva detto: “Andiamo”. Ma non sapevano niente di più… rimasero otto giorni senza mangiare e bere ma non si lamentavano. Il bue disse:

  • Tra poco arriviamo.

L’asino rispose:

- Ne sono sicuro.

Una sera arrivando in cima alla montagna, videro giù in basso nel tramonto un paese tutt’imbiancato. Dissero insieme: “Ci sarà sicuramente un po’ d’acqua e un po’ di fieno”: Arrivarono come dei mendicanti pelati e magri ma gli uomini li cacciavano continuamente…Finalmente trovarono una stalla abbandonata vicino alle porte della città. La greppia era guarnita di paglia vecchia e un po’ d’acqua sporca scorreva davanti alla porta.

Dormiamo qui, domani ripartiremo per Betlemme.!

Ma era la notte del 24 dicembre…

Anche il bambino-Gesù cacciato di continuo venne in questa stalla e nacque quella sera. Sua madre lo coricò nella mangiatoia.

In quel momento ci fu un’immensa luce e cosi tanta gioia che l’asino e il bue capirono che finalmente erano arrivati!

E mentre l’asino e il bue alitavano per scaldar Gesù-bambino, tutti e due piansero per l’emozione perché erano troppo dispiaciuti che il gallo, la capra e Riccardo non fossero con loro.

Français

L'hiver est long dans nos montagnes, et autrefois, avant le tourisme et le ski, on se réunissait le soir pour une veillée autour de la cheminée, non loin des bêtes qui s'endormaient en réchauffant la pièce et les gens...

- On nous raconte que l'âne et le bœuf soufflaient sur l'Enfant-Jésus pour le réchauffer ; mais cet âne et ce bœuf, d'où venaient-ils ?

"Il y avait près d'ici un brave paysan qui s'appelait Richard. Il était pauvre, c'était un homme simple qui ne parlait pas aux hommes, et qui avait fini par ressembler aux 4 animaux qui vivaient avec lui : un coq, une chèvre, un bœuf et un âne. Tout le monde vivait là, dans une cabane misérable, sur un terrain qui n'appartenait à personne, parce qu'il faut bien que les pauvres puissent s'asseoir quelque part. Richard et ses animaux, à force de vivre ensemble, se comprenaient et s'aimaient. Richard leur parlait et ils répondaient.

Les bêtes de Richard sentaient que le monde changeait : l'eau du torrent, le vent dans les arbres, les grillons et les crapauds dans les champs racontaient un grand secret.

Un matin, tandis que Richard regardait l'aurore qui ressemblait à de l'argent tout neuf, le coq perché sur la cabane prit la parole : "Jésus va naître !" Le boeuf qui ruminait dans le pré, leva lentement sa tête encornée et dit :"Et où ? Et où ?" La chèvre qui broutait agita la clochette qui pendait à son cou et dit la bouche pleine : "A Bethléem ! A Bethléem !" L'âne bondit de joie, se roula par terre en disant : "On y va ! On y va !".

Richard, que rien ne retenait ici et qui avait toujours rêvé de voir du pays, pensa qu'il y avait partout des rivières et des prés, que sa chèvre lui donnerait du lait, que son boeuf et son âne le porteraient tour à tour, que son coq le réveillerait, et avant le lever du soleil, il s’était mis en route.

Et Richard marchait donc vers le soleil...

Il en traversa du pays, vous pouvez me croire ! Il en eut des aventures, et de toutes espèces, mais chaque fois un de ses animaux lui sauva la vie !

Il suivit des rivières et des fleuves, escalada des cols, traversa des déserts, sans se plaindre, parce que quelque chose dans son cœur le soutenait.

Un jour, pourtant, la chèvre qui n'avait plus à brouter que des cailloux et de l'herbe très courte, fit un caprice de chèvre des alpages, et dit :

- Bethléem m'embête, je retourne chez nous !

Elle n'avait pas fait vingt pas, qu'un loup sortit du bois et la mangea.

Le lendemain, le coq, de mauvaise humeur, ne réveilla pas Richard. La pauvre chèvre était son amie :

- Après tout, qu’est-ce que j’en sais s'il naîtra seulement ?

Il se dressa sur ses pattes et dit, solennel :

- Je retourne chez nous !

Il avait à peine fait vingt pas, qu'un aigle tomba sur lui et l'emporta.

Richard était triste. Lui aussi regrettait sa cabane, mais il n'osait pas le dire, à cause du loup et de l'aigle.

Un jour, pourtant, épuisé dans le désert, il se coucha sur le sable à l'ombre de l'âne et soupira :

- Je veux rentrer chez moi ! Vous, allez où vous voudrez.

Et il s'endormit, il est probable qu'il mourut de soif. 

L'âne et le boeuf continuèrent leur marche vers le soleil, mais ils ne savaient rien. Le boeuf avait dit : "Et où ?", l'âne avait dit : "On y va !". Mais ils n'en savaient pas plus... Ils restèrent huit jours sans manger et sans boire, mais ils ne se plaignaient pas. Le boeuf disait :

- Nous y serons bientôt.

L'âne répondait :

- J'en suis sûr.

Un soir, comme ils arrivaient au sommet d'une montagne, ils virent à leurs pieds un village tout blanc dans le coucher du soleil. Ils dirent ensemble : "Il y aura ici un peu d'eau et un peu de foin". Ils arrivèrent comme des mendiants, tout pelés et tout maigres. Les hommes les chassaient de partout...

Enfin, ils trouvèrent une étable abandonnée tout près des portes de la ville. La crèche était garnie de vieille paille et de l'eau sale coulait devant la porte. "Dormons ici, demain nous repartirons pour Bethléem."

Or, c'était la nuit du 25 décembre...

Chassé de partout, l'Enfant-Jésus vint naître dans cette étable, et sa mère le posa dans la crèche.

Il y eut là-dedans tant de lumière et tant de joie que l'âne et le boeuf comprirent qu'ils étaient arrivés ! Et tout en soufflant sur l'Enfant pour le réchauffer, tout en pleurant de tendresse, ils regrettaient que le coq, la chèvre et Richard ne fussent pas avec eux."

La veillée prenait fin, Alexandre et ses amis se levèrent et rentrèrent chez eux, par le chemin tout couvert de neige qui longeait les maisons dans la nuit. La lune dans le grand ciel étoilé éclairait leurs pas, et posait ses rayons mauves sur les crêtes enneigées, la neige chantait sous leurs pas...

***

Un conte d'après J. Calvet


Condividi